mercredi 24 novembre 2010


Episode 10: 27 octobre 2009
Essaouira- Tiznit






Essaouira quand la ville se réveille est très agréable.
Petit-déjeuner à "la mouette d'Essaouira", puis départ pour Tiznit




Une route magnifique un peu plus longue qu'en passant par la nationale, mais quelle merveille!
Entre Essaouira et Tizbnit nous décidons de longer la mer,
l'océan, ses rouleaux, ses dunes, et quelques surfers agiles.
En fond musical nous captons une radio espagnole (les Canaries sont en face) qui diffuse Mozart.
Spectacle divin
Je passerai sur Agadir et ses alentours





Effectivement route incroyable qui commence dans la montagne pour se finir le long de l'océan.
Marie gère à merveille les tournants, la musique classique colle impeccablement à notre route. C'est un véritable enchantement.
Arrêt face à l'océan puis fin de route jusqu'à Tiznit





L'arrivée à Tiznit est digne des Dupond et Dupont dans le désert.
Comme on veut éviter le type poisseux qui veut nous refiler un hôtel, un resto, du change, des bijoux berbères, du "chocolat", un chat, on s'engage dans un grand détour, sac-maison au dos, 30°C, population méfiante et assez traditionnelle.
Tiznit
Pas grand chose à voir. Notre 1e étape de routière dans des villes de transit sur la route de la Mauritanie.
Pour s'occuper on fait un tour de marché. C'est rapide et tant mieux.
Ca regorge de têtes de chèvres sanguinolantes, de dattes poisseuses ensevelies sous un monceau de mouches.

Il y a de beaux étals de fruits et légumes, des échoppes de produits chinois, internet et quelques mécaniciens. Il nous reste le tour des rempart au coucher du soleil et on aura visité Tiznit.

Cette nouvelle étape nous rappelle que le voyage n'est pas que touristique. Il n'y a pas grand chose à voir, ni à faire. Nous devons être les seules dans notre hôtel.
La salle de bain est un rêve, douches et chiottes à la turque incorporés (avec un petit bouchon pour limiter les odeurs), la fenêtre donne sur un mur, la terrasse est fermée à clef.
Bref l'hôtel Bellevue est un bonheur!
Nous déambulons dans la ville, jusqu'au Café de Paris.

Marie n'est pas au top, si elle marche "ça risque de déborder, elle risque de se répandre en vomi". En même temps, on a le temps...
Bon on a réussi à voir la terrasse de l'hôtel (la femme de ménage avait gardé la clef), un peu spartiate mais très belles lumières sur les toits de la ville, et petite pause lecture.
Internet, pour faire passer le temps, dans un endroit qui sentait... l'homme.
Diner à "la ville nouvelle", soirée match de foot pour ne pas trop nous dépayser et nous rappeler la fauvette sans bière.
Couscous enfin!

Diner en terrasse, face le marché municipal, éclairée au néon.
Ce soir il y a match, la télé est à fond et tous les fauteuils
sont tournés dans la même direction... sauf nous.
Hôtel "Bellevue" pas très belle vue ou pas bien vu


Hôtel "Bonne odeur": Tiznit, le soir, sent la sardine, la nuit, sent la boulangerie, le matin sent le boeuf bourguignon...

mardi 23 novembre 2010


Episode 9: 26 octobre 2009
Marrakech-Essaouira
(par la nationale)

Une voie pour chaque sens, des camions, des mobylettes,
des vieux pick-up, des taxis bringuebalants,
des gens, des vélos, des chiens, sur la bas-coté, au milieu,
devant derrière...

La route traverse une ville, jour de marché, cohue, animaux, bazar en tout genre, Le trafic est quasi nul.
Mais on est plutôt charmées de cette immersion dans le voyage.
"On ne passera plus en 5e", dit Bénédicte
On croise un camion chargé d'hommes jusqu'en haut!
Les stations services sont néanmoins de vrais palais, y compris les toilettes!
Route magnifique, un peu cabossée par endroit, où il faut gérer les dépassements de camions, tracteurs, charrettes, vélos, mob...
On traverse des villages sortis de nulle-part, entourés d'arganiers et d'oliviers, c'est canon.

Arrivée à Essaouira dont les couleurs dominantes sont le blanc et le bleu.
Il y a une grande plage et l'océan, les yeux de Marie brillent: "On va se baigner!"
Hotel tenu par une femme, simple et charmant, Hotel Trafaout.
rencontre improbable d'anciennes connaissances de Marie sur le port
Nous n'irons pas manger de poissons sur le port, les restaurants sont un peu agressifs et marie risque de leur faire leur fête. On se rabat sur un petit café au calme sous les arbres avec de la musique malienne. Un avant-goût de ce qui nous attend...
Puis, street-food, dégustée sur la plage. Il y a des pervers un peu partout. "Je te vois!"
L'eau est vraiment trop froide pour moi, mais c'est un très agréable moment.

Trop froide pour les frileuses, mais délicieuse pour les intrépides!
Bain de mer divin dans l'océan atlantique à peu près calme sur cette longue plage d'Essaouira
Comment résister? Ne résistons pas, plongeons!
Léger télescopage d'une culture très macho, déguisée en culture traditionnelle.Les regards et les remarques sont pesants. Mais l'après-midi et le cadre sont somptueux et c'est ça qui restera.
Avec le soir la jeunesse locale flâne sur les remparts en groupe de filles, et groupe de garçons perchés sur le canon d'à côté. Canons espagnols (Eh! Seb t'es pas à Casares?), souvenirs du passé espagnol et portugais (taloche!) de la ville.
A l'affût, nous flairons une bonne opportunité de bière dans un "bar-lounge-cd-music" avec terrasse panoramique. Il est 17h ou presque, mais le moment est parfait!
Il y a une medina très marocaine, très pauvre et abîmée dans ses recoins, il y a des voies très touristiques dans cette même medina, mais de taille humaine. On dirait un front de mer sur la côte d'azur au mois d'août avec quelques complexes touristiques vastes et luxueux à l'extérieur.
La proximité de l'océan rend Essaouira belle et un peu intrigante.

Petit dicton marocain:
-Marrakech, arnakech
-Essaouira, ça ira
-Agadir, rien à dire
Petite devinette locale:
Pourquoi Sarkozy est bronzé? Parce que Carla Bruni (he he)

(Tan-Tan pas de panne, proverbe nevadéen, de la part de Marge)
Bon après la plage, tentative d'aller aux cimetières juif et chrétien, mais c'était fermé et ça sentait le pipi... Alors on est allées se perdre dans les ruelles d'Essaouira. On est tombées sur la "skala de la casbah" avec des canons espagnols et portugais, des remparts et une vue imprenable sur l'océan
Soudain un merveilleuse terrasse où on sert de la bière nous a tendu les bras. Certes c'était un peu tôt pour l'apéro mais tant pis. Et on était plutôt bien face à l'océan à voir le coucher de soleil.
Puis tour sur le port et dîner dans un petit endroit qui nous paraissait tranquille... jusqu'à ce que la "patronne" arrive et se mette à s'engueuler avec sa serveuse (probablement sa soeur), un vrai bonheur de jurons arabes!
La "patronne" nous a expliqué qu'elle passait un mois à Paris/ un mois à Essaouira et qu'elle allait (ou voulait) se marier avec un français... (mais nous on s'en fout complètement)*
Bon il est une heure décente pour rentrer à l'hotel.
Une bonne route s'annonce pour demain.

* Elle n'arrête pas de dire avec un air furibard que "le Maroc c'est zéro", des yeux de démente, la tête qui bouge toute seule, des lunettes de soleil (il fait nuit). Elle fait peur à Bénédicte. Elle m'inquiète un peu aussi à vrai dire...






Episode 8: 25 octobre 2009
Les journées passent vite, si vite!
On est prises par le rythme de la ville. L'hôtel est vraiment agréable, ressemblant à une habitation marocaine où on aime flâner sur de grandes rangées de canapés "à la fraîche", loin du tohu-bohu de la Medina.
Et puis les températures grimpent!
Un petit déj. sur le pouce à base de galettes et de petits pains après une bonne lessive à l'ancienne.
En route pour la Koutoubia ou plutôt ses jardins car la Koutoubia ne se visite pas. Rencontre d'un herboriste qui vend des mélanges qui soignent la bronchite, le ronflement, les sinus, le diabète, les hémorroïdes, les varices. Mélanges de senteurs et de saveurs, cumin, curry marocain, ras-el-hanout, rose, safran, henné...


La tête nous tourne, nous sortons avec des mélanges d'épices, du rouge à lèvres berbère, des cure-dents berbères, du savon noir, de l'huile d'argan.. il a gagné sa journée!
Puis tour rapide dans le quartier juif.
Nouvelle galette aux légumes pour Marie, à l'oeuf pour moi et direction l'hôtel puisque comme dit plus haut, endroit calme et à la fraîche et petite sieste pour reprendre des forces avant d'affronter le souk.
Marie s'essaie à la négociation... pas mal. On dévalise les stands même si on sait qu'on se fait avoir.

Petit tagine tant attendu au resto El Waha (belle vue sur la place et loin du harcèlement)
On se fait entuber de 20 dirhams, mais c'est pas grave, il est sympa.
Petite (grosse) provision de fruits secs et graines (au cas où on tombe en panne, on arrive dans une ville déserte, la nuit, ou qu'on soit malade) Bref, plein de bonnes excuses!

Demain Essaouira!



mercredi 27 octobre 2010

Episode 7: 24 octobre 2009
Casablanca-Marrakech
(KM 3000!)

Il fait 30°C à Casa et Marge enlève le haut!




Petit déj. sur le pouce dans un petit café qui ressemble étrangement à ceux de Montmartre. Nous voulons nous installer au comptoir, mais il y a à ce moment un remue-ménage dans le café exclusivement occupé par des hommes qui veulent tous nous laisser la place.
Nous héritons de celle que nous lorgnions au départ, c'est à dire, au soleil, "face la route".
Puis route vers Marrakech où les paysages deviennent désertiques avec cette merveilleuse teinte ocre-rouge. Le sud nous gagne.
Petit mot sur les autoroutes marocaines.
-nous avons toujours les hommes en jaune pour ne pas trop nous dépayser.
-des gens sur le bord de la route, arrivés de nulle part, attendant...?
-des gendarmes planqués dans les fourrés
-une route à deux voies limitée à 120km/h, plutôt agréable.
-des stations d'autoroute Total, Shell, Afriquia, semblables aux nôtres.
-des péages

Arrivée à Marrakech
Marie au volant, moi en guide, direction la Medina


La vie à Marrakech est plus chère qu'ailleurs. Le choukroun pour 1h: 5drh. Marie est au bord de l'affrontement mais gère la crise.
Nous trouvons notre hotel charmant, très marocain, plein de céramique et de patios où l'on rêve de pouvoir flâner.

Nous devons encore lutter pour trouver un parking gardé. Négociations dures mais nous pensons gagner. Nous profitons de l'attraction des 3 gardiens qui nous demandent en mariage, "Hé Gazelle! que tu es belle"
Puis nous nous laissons gagner par le côté bouillonnant de Marrakech et de ses souks et de ses touristes!

Marrakech impériale ville rose sortant du désert! Elle a un coté un peu magique à la fois un peu étouffante, surtout sur la place Jama El Fna. Les ruelles sont remplies de vendeurs de sacs, de ceintures, de babouches, de tapis, de foulards, et autres babioles. Les "bonjour Gazelle", "que tu es belle", "1000 chameaux pour toi", "les françaises sont belles", "tu es mariée?" pleuvent...
Le soir, la place Jama El Fna est grouillante de touristes et de marocains. Il y a des jeux, un peu comme une foire avec des boxeurs, des mimes, des conteurs, des sorciers, et des tablées où les serveurs se ruent sur toi, pour te faire venir chez eux.
Nous cherchons désespérement un Magnum (gourmandes) que nous ne trouvons encore pas ce soir. On se rabat sur quelques patisseries marocaines que nous dégustons sur le toit de l'hôtel, sous un ciel étoilé, un pur régal!
Demain, journée chargée.


Marrakech me laisse perplexe.
La Medina est belle, la ville est rose, comme le paysage, le désert tout autour. Il y a des palmiers, des terrasses, des fils tendus avec du linge, des fils électriques, des sons, des charmeurs de serpents, des lutteurs, des flûtistes, des porteurs d'eau, des enfants qui jouent dans les ruelles, des mendiants, des artisans clouant, cousant, coiffant, cuisinant, cirant, teintant, tannant, etc... mais tout cela dans le but de composer un spectacle authentique et exotique pour la nuée de touristes qui affluent dans la Medina, portes-monnaie ambulants dans un grand cirque commercial?
Bien sûr c'est l'jeu ma pauv' Lucette, mais c'est un peu dommage d'y être contrainte, de ne pas avoir le choix.
Donc, il y a les prix Marrakech (équivalent des prix "Champs-Elysées"), un tagine pas bon pour le triple de Casa ou de Tanger. Il y a du Gazelle, princesse, sultane, pute française (bon un seul, mais ça fait un drôle d'effet) à tous les coins de souks et je crains que tous ces beaux sacs soient fabriqués en Chine.
C'est sûr pour l'ego, ça pourrait regonfler. Bénedicte estime que le comportement des hommes marocains s'explique par un dérèglement hormonal à la vision des femmes (nous bien sûr!)
Je pense plutôt qu'il y a un dérèglement économique à la vision des touristes (nous encore!)
Bon, quand même c'est beau.
Et si on regarde bien, il y a une vie marocaine ici.
Les boui-bouis avec une savoureuse crêpe farcie
ne sont fréquentés que par les autochtones à un
prix autochtone, avec un sourire autochtone.

On se perd dans quelques ruelles odorantes, en dépit des recommandations du vendeurs d'épices.
On assiste au spectacle sur la place parmi un public seulement marocain, des familles, des jeunes, des vieux, sans rien y comprendre avec l'impression de jeter un oeil en coulisses, d'être sorties de nos rails et d'avoir quelques images volées aux gens qui vivent ici tout le temps et qui animent aussi cette place pour leur plaisir.
Et quand même! Tout est vraiment très beau. Une multitude de couleurs, de verres colorés, de loupiotes, de bijoux scintillants et de beaux tissus dans la chaleur d'une ville au bord du désert.


Episode 6: 23 octobre 2009






Le deuxième matin à Tanger, il fait beau comme en été.
On prend le petit déjeuner de terrasse en échoppe, café noir et galettes de semoule.
Derrière la place du 9 avril, il y a la petite église de Saint-Andrew et son cimetière ombradont les tombes témoignent de la présence anglaise et des batailles qui s'y sont déroulées. Quelques très jeunes soldats sont enterrés ici...


Direction Casablanca via Mehdia

Inoubliable Mehdia! Sa plage, ses rouleaux, le parfum de l'Atlantique, le vent, le sable, un parking désert, ses parasols déchirés, ses panneaux publicitaires délavés, surfeurs défoncés, amoureux enlacés, épaves de voitures...
Bref, l'étape que personne ne fait, sauf nous.

Tanger a un charme indescriptible, mélange de culture arabe et de modernité.
Les ruelles de la Médina grouillantes de vendeurs de cuir, de babouches, de fruits et légumes, de viandes et de poissons, ou de substances illicites, appelées du "chocolat" arrivent sur la place du 9 juin 1947 qui fait la liaison avec la modernité, visible par les femmes
marocaines seules se promenant ou allant travailler au tribunal de commerce, juste à coté.

Nous avons continué à déguster les saveurs locales au petit déjeuner et au déjeuner achetées au niveau du marché de grand Socco. C'était à base de galettes de seigle, de blé, du fromage "rouge", (impossible d'avoir un autre nom par le vendeur), de tomates, de concombre et d'une bonne crêpe huileuse.

Cette dégustation s'est faite sur la plage de Mehdia (prononcer Merdia). Nous l'avons rejointe après avoir traversé de magnifiques paysages mêlant la terre ocre et le vert de fôrets d'eucalyptus.
Nous avons de nouveau eu un admirateur sur la route, nous collant au cul. Un bonheur!



Mehdia, quel bonheur!
Belle plage de sable avec quelques déchets.
Océan Atlantique et ses rouleaux.
Sieste au soleil puis un café à un carrefour improbable et ses toilettes à la "turk" qu'il faut payer 2 dirhams sans chasse d'eau avec des joueurs de foot amateurs matant très probablement par les interstices étant donnés les commentaires.
Puis route vers Casa.

Et puis Casa...
Casa comme si on avait figé Paris dans les années 60 ou 70.
Une ville à taille humaine, libre. On y boit de la bière en terrasse, on y mange des brochettes dans des petits snacks. C'est soir de match à Casa, les cafés sont pleins.
Casa me plait bien,
"Play it again Sam!"

Baptême de la conduite marocaine pour Marie qu'elle a admirablement géré. Elle a managé comme une pro les charrettes, les piétons, les vélos, et ça, de nuit...
Arrivée à Casa, hôtel de dimensions improbables avec des portes, des pièces, des lits King size, un peu façon dessin animé de Walt Disney genre "Cendrillon" ou "les 101 dalmatiens chez le notaire". Le choukroun (gardien de voiture au Maroc) nous a quand même demandé 20 dirhams pourgarder Marge!
Marge dormira en sécurité, juste sous notre balcon années 30.
Pendant ce temps à Casa... On se fait payer un bière en terrasse du Sphinx par le mafieux local. Un certain âge sinon un âge certain, un costume sombre, une cravate chic... et des mocassins d'un blanc éblouissant, comme son sourire et ses cheveux lissés sur son crâne un peu dégarni.
Il est charmant, il regrette juste de ne pas pouvoir partager ce plaisir avec nous car il est interdit aux musulmans de boire de l'alcool en terrasse... Alors, il déguste joyeusement un tajine qui nous met l'eau à la bouche!


On a l'impression d'être dans le film "les Incorruptibles" ou "le Parrain", avec le cinéma le Rialto en face du café.
Les matches de foot rythment nos soirées bière pour limiter le dépaysement avec la vie parisienne. Je découvre un autre côté de Casa qui me séduit.
Le barman nous offre une assiette de poissons frits, un régal!
Nous partons pour une session internet, mais grosse déception: pas de message sur le blog après notre message "gerb'attitude". Quelques news envoyées sur les autres continents et la nuit de Casa s'offre à nous!
On se fait un peu avoir sur le diner au snack Amine (à ne pas trop conseiller, grosse assiette de poissons frits mais service bof et note plus salée qu'à l'habitude)
La voiture est bien gardée par une ronde de choukroun, on peut dormir en paix.