mercredi 27 octobre 2010


Episode 6: 23 octobre 2009






Le deuxième matin à Tanger, il fait beau comme en été.
On prend le petit déjeuner de terrasse en échoppe, café noir et galettes de semoule.
Derrière la place du 9 avril, il y a la petite église de Saint-Andrew et son cimetière ombradont les tombes témoignent de la présence anglaise et des batailles qui s'y sont déroulées. Quelques très jeunes soldats sont enterrés ici...


Direction Casablanca via Mehdia

Inoubliable Mehdia! Sa plage, ses rouleaux, le parfum de l'Atlantique, le vent, le sable, un parking désert, ses parasols déchirés, ses panneaux publicitaires délavés, surfeurs défoncés, amoureux enlacés, épaves de voitures...
Bref, l'étape que personne ne fait, sauf nous.

Tanger a un charme indescriptible, mélange de culture arabe et de modernité.
Les ruelles de la Médina grouillantes de vendeurs de cuir, de babouches, de fruits et légumes, de viandes et de poissons, ou de substances illicites, appelées du "chocolat" arrivent sur la place du 9 juin 1947 qui fait la liaison avec la modernité, visible par les femmes
marocaines seules se promenant ou allant travailler au tribunal de commerce, juste à coté.

Nous avons continué à déguster les saveurs locales au petit déjeuner et au déjeuner achetées au niveau du marché de grand Socco. C'était à base de galettes de seigle, de blé, du fromage "rouge", (impossible d'avoir un autre nom par le vendeur), de tomates, de concombre et d'une bonne crêpe huileuse.

Cette dégustation s'est faite sur la plage de Mehdia (prononcer Merdia). Nous l'avons rejointe après avoir traversé de magnifiques paysages mêlant la terre ocre et le vert de fôrets d'eucalyptus.
Nous avons de nouveau eu un admirateur sur la route, nous collant au cul. Un bonheur!



Mehdia, quel bonheur!
Belle plage de sable avec quelques déchets.
Océan Atlantique et ses rouleaux.
Sieste au soleil puis un café à un carrefour improbable et ses toilettes à la "turk" qu'il faut payer 2 dirhams sans chasse d'eau avec des joueurs de foot amateurs matant très probablement par les interstices étant donnés les commentaires.
Puis route vers Casa.

Et puis Casa...
Casa comme si on avait figé Paris dans les années 60 ou 70.
Une ville à taille humaine, libre. On y boit de la bière en terrasse, on y mange des brochettes dans des petits snacks. C'est soir de match à Casa, les cafés sont pleins.
Casa me plait bien,
"Play it again Sam!"

Baptême de la conduite marocaine pour Marie qu'elle a admirablement géré. Elle a managé comme une pro les charrettes, les piétons, les vélos, et ça, de nuit...
Arrivée à Casa, hôtel de dimensions improbables avec des portes, des pièces, des lits King size, un peu façon dessin animé de Walt Disney genre "Cendrillon" ou "les 101 dalmatiens chez le notaire". Le choukroun (gardien de voiture au Maroc) nous a quand même demandé 20 dirhams pourgarder Marge!
Marge dormira en sécurité, juste sous notre balcon années 30.
Pendant ce temps à Casa... On se fait payer un bière en terrasse du Sphinx par le mafieux local. Un certain âge sinon un âge certain, un costume sombre, une cravate chic... et des mocassins d'un blanc éblouissant, comme son sourire et ses cheveux lissés sur son crâne un peu dégarni.
Il est charmant, il regrette juste de ne pas pouvoir partager ce plaisir avec nous car il est interdit aux musulmans de boire de l'alcool en terrasse... Alors, il déguste joyeusement un tajine qui nous met l'eau à la bouche!


On a l'impression d'être dans le film "les Incorruptibles" ou "le Parrain", avec le cinéma le Rialto en face du café.
Les matches de foot rythment nos soirées bière pour limiter le dépaysement avec la vie parisienne. Je découvre un autre côté de Casa qui me séduit.
Le barman nous offre une assiette de poissons frits, un régal!
Nous partons pour une session internet, mais grosse déception: pas de message sur le blog après notre message "gerb'attitude". Quelques news envoyées sur les autres continents et la nuit de Casa s'offre à nous!
On se fait un peu avoir sur le diner au snack Amine (à ne pas trop conseiller, grosse assiette de poissons frits mais service bof et note plus salée qu'à l'habitude)
La voiture est bien gardée par une ronde de choukroun, on peut dormir en paix.

2 commentaires:

  1. Aux débuts des années 60, vous auriez pu croiser au coin d'une rue un beau mec avec une magnifique chevelure un peu à la Elvis Presley ou encore une petite fille sage à la longue chevelure brune... Et vous auriez eu du mal à reconnaître ceux qui vous ont invitées à manger à Noisy ou à Estepona!

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  2. Si j'ai bien compris, vous écrivez dans la Marge...

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