Episode 4: le 21 octobre 2009
(Casares by Seb
"Allez! une petite
bière à Casares? Hop! 40 mn en petites foulées, en tongs. On se retrouve là-haut!"
Le lendemain matin,
the morning after,
la manana despues
il giorno doppo
Sur les bons conseils de notre indic dans le secteur on s'équipe pour une
petite balade dans la montagne pour aller voir Casares "40mn à pieds,
ça vous fera une jolie promenade, et un village typique blanc, écrasé de chaleur sous le soleil d'Espagne, des ruelles charmantes, vue sur la mer..."
Notre indic nous veut du mal. Il se venge, on ne lui a pourtant rien fait...
Pas de chemin, donc perdues, et la pluie, les chiens, la pluie, la terre glissante, les terroristes, la malaria, la faim, les moustiques, les serpents, les rochers, la pluie, les avalanches, le froid, l'altitude, la pluie et toujours pas de Casares en vue!
Rien à ajouter sur cette description si véridique de la situation.
Perdues dans la montagne, trempées avec seulement
3 amandes grillées à se partager, et un peu d'eau, le choix entre vivre ou mourir est vite fait!
Très bonne initiative, car Casares est à plus de 14km de Manilva, par la route...
Mais le village vaut effectivement le détour et une merveilleuse assiette de tapas
nous requinque.
En route pour Estepona!
Nous commençons à avoir l'habitude de nous repérer dans des villes inconnues.
Quelques conseils aux futurs voyageurs:
-toujours suivre centro
-repérer la mer
-repérer les rues commerçantes
-si vous êtes désespérés, repérer les places avec ou sans fontaines
-voir si un plan de la ville n'est pas caché quelque part...
La boutique de l'oncle de Seb "Modas Puertas" ét
ait indiquée sur le plan de la ville: trop facile!
Pause café, thé puis internet
La journée s'est terminée par la rencontre d'oncle Carlos et tante Mechi, des gens vraiment adorables qui nous ont offert un super diner. Malheureusement le Real a perdu contre les italiens. Ah ces italiens!
Dernière nuit à Manilva
Demain nous assurent les locaux, il fera beau. Et la fin de la semaine sera comme un bel été. Dommage, on sera loin, de l'autre coté de la mer
, là-bas, vers l'Afrique.
J'aurais aimé traverser ce petit bout d'Angleterre, Gibraltar, dont le nom fait rêver.
Mais la sagesse nous impose de renoncer.
Ce serait perdre de précieuses heures sur lesquelles la journée pourrait se jouer.
Demain, donc, nous serons à Tanger.
"Inch'Allah, les papiers!" : légère appréhension sur les papiers de la voiture qui ne sont pas au nom des conducteurs, toujours ce visa israélien sur mon passeport qui ne facilite pas le dialogue avec les pays arabes, et notre invraisemblable chargement qui sera examiné roue après roue, fermeture éclair après fermeture éclair, compresse après compresse, et les 400 préservatifs dans leur emballage à fleurs...
Dernière nuit dans la petite maison de Manilva.
L'Espagne laisse une impression enchantée, l'envie d'y revenir, la chaleur des habitants, l'accueil, la convivialité, la spontanéité, la facilité avec laquelle les choses se font en dépit de la langue (comme composer un petit déjeuner à l'épicerie de Manilva, hé, hé...).
Marge fut notre mascotte, notre bonne étoile, notre gourou.
RépondreSupprimerElle est arrivée dans la Nevada... on ne sut jamais comment! Son apparition demeure un mystère.
Elle résista à des chaleurs extrêmes, des chaos violents, des secousses inouies, au champ de mines, à la faim, la soif, la tempête de sable, la route à trous, à l'avidité des enfants dans les villages (elle fut menacée de prise d'otage, nous payâmes le prix fort), l'odeur de sardine pourrie. Dormant dehors, elle était toujours fidèle au petit matin, vigilante vigie, proue de notre équipage.
Marge, mes hommages!
On a grave merdé pour le petit dej: on a demandé du beurre pour mettre sur les tartines et non de l'huile(petit moment d'inattention)..et le beurre datait un peu!
RépondreSupprimerVous avez pensé à coller quelques petits dessins entre mots et photos... sur la région, j'aurai bien mon croquis à dire, enfin...
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